Prestations

Les oeuvres d’art, de nature souvent fragile et instable, sont exposées au fil du temps à des conditions qui peuvent être néfastes. La poussière, la pollution, la lumière, les variations de température et d’humidité sont autant de facteurs qui peuvent déclencher ou accentuer des phénomènes de dégradation. Ainsi en raison du vieillissement des matériaux et de leur sensibilité à ces facteurs (accrue avec le temps) ou bien d’une manière accidentelle (transport, chocs, incendies, dégâts de eaux…), nombre d’œuvres sont altérées et nécessitent un traitement de conservation-restauration pour retrouver leur intégrité physique et esthétique.
L’atelier détermine ainsi en fonction de l’état de conservation de chaque pièce et des attentes du commanditaire, un traitement adapté et propose :

- Des interventions de conservation qui ont pour but de stopper les phénomènes de dégradation actifs et d’assurer sur le long terme la stabilité et la bonne conservation de la matière originale encore présente.

Pour les œuvres peintes sur toile : dépoussiérage, décrassage, remise en tension, aplanissement des déformations, réparation de déchirure, comblement des lacunes du support, traitement des développements de micro-organismes, pose de renfort ponctuel ou général, etc.

Pour les œuvres peintes sur bois / les bois polychromes / les bois dorés : opérations de refixage, de consolidation, dépoussiérage, décrassage, traitement des attaques d’insectes xylophages et des développements de micro-organismes…

- Des interventions de restauration qui ont pour but d’améliorer la lisibilité de l’œuvre.

Pour les œuvres peintes : allègement ou retrait du vernis (en cas d’assombrissement, de jaunissement ou d’hétérogénéité), retrait des repeints ou des anciennes restaurations (en cas de dissonance des teintes) réintégration colorée des lacunes de couche picturale (retouches), etc.

Pour les bois dorés : reconstitution des parties manquantes, travail de reparure et d’assiétage sur les zones reconstituées, réintégration des zones lacunaires (pose de feuilles d’or, d’argent ou de cuivre en fonction de la nature des matériaux originaux), harmonisation des parties reconstituées avec les parties originales…

- Des interventions de conservation préventive qui ont pour but de prévenir d’éventuels phénomènes de dégradation.

Ensemble de traitements indirects en relation avec les conditions environnementales du lieu d’exposition de l’objet, sa manipulation, son transport, son stockage : mise en place de barrières contre les attaques diverses, pose de dos protecteur, conception de boîtes adaptées pour le stockage ou le transport, etc..




Le traitement global : conservation, conservation-restauration et mesures de conservations préventives

Le traitement global proposé peut être plus ou moins interventionniste en fonction de l’objet et des choix du commanditaire. Il peut ainsi comprendre un seul ou différents types d’interventions.

Le traitement de conservation. Comme son nom l’indique il se limite à des interventions de conservation. Il peut être envisagé si l’œuvre n’est pas destinée à une mise en exposition, si l’on accepte son état altéré sans chercher à rétablir l’unité initiale, si l’œuvre présente des lacunes telles que l’on considère que la matière originale serait minoritaire par rapport aux parties réintégrées, ou tout simplement par choix ou pour une question d’authenticité.
Le traitement de conservation-restauration. Il comprend à la fois des interventions de conservation et de restauration . Il s’agit d’un traitement plus interventionniste qui vise non seulement à stabiliser la matière originale en présence mais aussi à rétablir une unité esthétique. Ce type de traitement est le plus fréquemment envisagé.
Les mesures de conservation préventive. Elles peuvent aussi bien accompagner un traitement de conservation, qu’ un traitement de conservation-restauration. Elles peuvent également constituer à elles seules le traitement pour une œuvre non altérée que l’on veut préserver autant que possible des différentes causes de dégradation.

Toute œuvre altérée, d’autant plus quand elle présente un processus de dégradation actif, nécessitera de manière impérative un traitement de conservation. Le traitement de restauration, lui, ne sera jamais indispensable mais fréquemment demandé, l’aspect esthétique d’une œuvre dépendant dans de nombreux cas de son unité. Pour ce qui est des mesures de conservation préventive, trop souvent sous-estimées, elles s’avèrent bénéfiques pour un très grand nombre d’œuvres.